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Musique de planneur

J’sais pas pour toi, mais moi, j’aime bien planner. Si t’aimes, tu vas adorer TWO’S. C’est le genre de musique que tu mets quand tu flottes sur les courants thermiques, aux commandes de ton planneur. (Si t’as pas de planneur, tant pis pour toi.) Je n’ai pas beaucoup d’informations sur le groupe/duo/robot/mangouste(?). Je sais qu’ils sont sur le label Aural Sects, que tu connais à travers des artistes tels que zxz et BLAM LORD. Je sais aussi que leur EP « Feel » est excellent. C’est de la musique dense, composée de plusieurs couches sonores qui s’imbriquent parfaitement pour créer une texture musicale complexe. Ça pourrait servir de soundtrack à ce rêve weird, celui où t’accouches d’une licorne en or massif, mais que tsé, ça ne faisait pas mal, dans le rêve. Je vous mets la pièce titre « Feel », qui vous donne une bonne idée de leur son.

Mon groupe favori, en 2012, fût, sans contredit, Purity Ring. Butterclock, ça leur ressemble beaucoup. Ils sortiront bientôt un EP sur le label F A N T A S Y music , que j’ai bien hâte d’entendre. Par contre, si vous me permettez une petit digression, je dois dire que l’esthétique entourant des bands comme Butterclock commence à devenir un peu lassante, ça manque d’originalité. En effet, leur cadre de références ne s’est pas renouvelé depuis quelques temps déjà. Sorcière, néo-gothisme, pentagrammes ou, du côté #Seapunk, des références hyper 90’s, genre tie dye fluo et animations 8bits. On fait toujours dans le recyclage. (Je sais bien que je ne suis pas le premier à le mentionner.) Je regarde et j’ai envie d’une esthétique neuve, d’entendre un son nouveau, quelque chose d’entièrement original, et j’ai peur que ce ne soit plus possible. Je suis conscient qu’il n’existe qu’une quantité finie de permutations possibles en musique, enfin, je crois. Par contre, pour ce qui est de l’aspect visuel, de l’habillage, je pense qu’il est possible d’être beaucoup plus créatif. Il est grand temps de créer du vrai « neuf », plutôt que cet éternel collage d’images et de références ironiques, vintages et branchouillardes. Fin de la digression. Tout ça pour dire que Butterclock c’est, quand même, excellent. Je vous mets le clip de la piste « Don’t » pour illustrer mon propos et vous faire découvrir.

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New Music! Nas, Action Bronson, Maria Minerva et Lakutis.

On commence fort, nouveau Nasty Nas! Le monsieur de Queens revient avec un nouvel album qui s’intitule « The Don. » Je trouve le titre un peu ringard, mais bon, je pense que Mr. Jones se crisse pas mal de mon humble opinion. Le premier extrait, produit par Salaam Remi et feu Heavy D est excellent. Souhaitons que le reste de l’album soit aussi fort. (J’en doute.)

On reste dans le borough de Queens pour aller voir ce qui mijote chez Action Bronson. Le gros crisse de « prosciutto lover » vient de sortir un album gratuit, Blue Chips, produit par Party Supplies, qui se download ici. Pour ceux qui ne le connaissent pas, Action Bronson est un rappeur d’origine albanaise, sa voix et son flow me font penser à Ghostface Killah de Wu-Tang. Par contre, son contenu lyrical est très différent de celui du Tueur à visage de fantôme. D’ailleurs, Bronson ne semble pas apprécier les comparaisons au Ghost, et il le laisse savoir dans une des tracks de Blue Chips. Son album officiel, donc pas gratuit, « Dr. Lecter » est paru en 2011. C’est correct, mais je préfère Blue Chips, les beats sont plus intéressants. Je vous met le premier clip, extrait de Blue Chips. Âmes sensibles soyez prévenues, c’est un peu hardcore.

Oublions le Rap, pour quelques instants. Maria Minerva, que j’ai découverte dans le dernier numéro de The Fader  (Version papier, comme un homme des cavernes!) est une jeune Estonienne (?) basée à Amsterdam. Elle produit une pop très dark, à fortes influences électro. C’est très sensuel et langoureux, si j’étais vulgaire je dirais que c’est de la « music to fuck too, » mais ma stricte éducation judéo-chrétienne m’empêche de dire un truc aussi horrible. Vous pouvez la découvrir ici. Son LP « Cabaret Cixious » est excellent et se trouve sur iTunes et dans tous les bons disquaires! (J’imagine…) Elle a aussi produit deux EP, « Noble Savage » et « Sacred and Profane Love. » Pas mal pour une jeune femme de 23 ans! Je vous met deux extraits, « Ruff Trade » issu de Cabaret Cixious et « a love so strong » issu de Sacred and Profane Love.

Rapide retour au Rap pour conclure. Lakutis, un pote des dudes de Das Racist, dont je vous ai souvent parlé, a un nouveau clip. Ça s’appelle « Pool Party » et c’est plus chill qu’une brise qui caresse ton visage. Son album, « I’m in the Forest, » est un de mes albums préféré de 2011.

Tartelettes aux ptits fruits.

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Sound Bwoy Burial

Morue,

Vous avez probablement déjà rencontré un dinosaure musical. Tsé, le genre de personne qui peste contre la « musique d’ordinateur » et les pousseux d’pitons. J’ai toujours apprécié l’ouverture d’esprit, digne d’un junker prussien, de ces galants personnages. Maintenant, si j’en recontre un, je lui balance par la tête la musique de Burial, pour lui montrer ce qu’il manque. Qui donc est-ce que ce Burial que tu balances si cavalièrement, me demandez-vous? (Ouf, pas sûr de celle-là, mais je suis paresseux donc je la laisse intacte.)

Burial, comme son nom l’indique, est un producteur londonien du nom de William Bevan. (Je sais que son nom n’indique rien du tout, je vous ai tellement bien eus!) Il se spécialise dans des sons typiquement londoniens, à savoir le garage, le 2step, et un peu de dubstep. Il émerge sur la scène électronique en 2006, avec un album éponyme. Cet album consacré album de l’année par le magazine The Wire, est unaniment salué par la critique. Son deuxième album, « Untrue, » est tout aussi acclamé et cimente la réputation de Burial en tant que producteur d’élite. Depuis la parution d’Untrue, Burial n’a pas sorti de longs jeux (comme dirait ton père) il se contente d’EP’s, de remixs et de collaborations, avec, entres autres, Four Tet, Massive Attack et Thom Yorke. Le but de mon billet est de vous parler de son plus récent EP, « Kindred, » paru en janvier dernier.

Kindred c’est trois tracks : Kindred, Ashtray Wasp, et Loner. C’est paru sur l’excellent label Hyperdub, qui a aussi publiés les deux précédents albums de Burial. Les deux premiers titres durent plus de 11 minutes, tandis que Loner fait un peu plus de 7 minutes. On à donc droit à plus d’une demie-heure de musique, malgré la présence de seulement trois titres.

Comme tout ce que produit Burial, Kindred pourrait facilement être la trame sonore d’un film. Un film sombre et pluvieux, qui finirait mal. On y retrouve le son typique du londonien, les drums patterns trop clairs et les différents samples qui s’empilent comme les couches sédimentaires d’un sol ancien. C’est toujours les mêmes sonorités qui reviennent, à travers les différents albums. Écouter Burial c’est un peu comme se promener dans un labyrinthe, on a toujours l’impression d’être déjà passé par là, sans pouvoir l’affirmer avec certitude. C’est un déjà-vu infini qui présente sans cesse d’infimes modifications. Sa musique comporte autant de textures et de motifs que les tartans des divers clans écossais. (Et voilà, c’était la minute-métaphores du jour.) Pour faire simple, j’adore. C’est de la musique pour rêver, mais comme je le dis plus haut, ce n’est pas joyeux. C’est parfait pour une journée orageuse ou un suicide collectif. Donc, garrochez-vous sur iTunes, à 3,99$ c’est pas mal le deal du siècle. Je vous met « Kindred » pour vous allècher un peu.

Je vous laisse avec un nouveau clip de mon rappeur favori, RiffRaff, et une vieille gogosse que j’avais dans la tête en me levant ce matin.

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