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L’histoire typique

C’est l’histoire typique, tu sais le genre d’histoire typique qui commence par: “C’est l’histoire typique…”

L’histoire typique d’un gars et d’une femme. Le gars vient de se prendre en main; il a perdu du poids, il ne met plus de GHB dans sa cocaïne, il mange même des légumes. La fille on ne le sait pas trop, parce que t’sais c’est pas elle qui écrit l’histoire.

Ils ne se rencontrent pas vraiment, ils se connaissent déjà via des amis communs. Un jour, la fille écrit au gars sur Facebook pour lui demander s’il veut aller voir un show avec elle. Le gars est con, mais pas trop, donc il dit oui. Pendant le show ça ne clique pas du tout, peut-être à cause de la musique trop forte, peut-être parce que l’ex de la fille s’adonne à être là, qui sait. (Moi je le sais, mais je vous laisse deviner).

Le temps passe, ils s’écrivent sporadiquement sur Facecroûte, mais le gars a pas mal fait une croix là-dessus. Ça l’air que pas elle. Un autre message : “Veux-tu venir voir X avec moi, à La Tulipe?” Et lui de répondre : “Why not Peanut?” Je vous l’ai déjà dit y’est un peu con.

C’est l’histoire typique, celle où la deuxième date va un peu mieux que la première. Rien de fou, pas de french en se quittant, mais le dude se dit qu’il va poursuivre le filon comme un bon chercheur d’or.

La fille c’est le genre de fille cool : celle qui écoute de la bonne musique, celle que ses nombreux tatoos tes trouve pas quétaines, celle qu’il faut que t’impressionnes. Tu ne peux pas vraiment l’emmener chez Score’s et lui payer une bière à la Boîte à Marius. (Vomi). Tu décides de l’inviter boire un verre dans un nouveau bar qui vient d’ouvrir, sur Rachel. Une soirée organisée par une boutique de vêtements “In”. Swague. Elle trouve ça bien, au début, mais elle se lasse vite. Qu’est-ce tu veux? Elle est cool! Vous commencez donc une intense session de “bar hopping”, virevoltant de spot en spot. Tu remercies au passage ta bonne étoile qui fait que tu rencontres des gens que tu connais, et que tu rentres gratuit dans un des bars parce que tu connais le doorman. Double swague. En fin de soirée, dans le bus de nuit, t’essaies maladroitement de poser tes lèvres sur les siennes. Échec. Trou noir.

C’est l’histoire typique où cinq minutes plus tard, dans un brouillard dépressif, tu reçois le texto suivant : “T’sais dans la vie j’aime ça prendre mon temps. ;-)” Rave dans ta tête. Tu trippes des esti d’bananes. Tu t’empresses de lui répondre que… non, t’attends un peu pour lui montrer que ça ne t’énerve pas trop. Donc dix minutes passent, et tu lui réponds un truc du genre : “Je comprends, j’ai vraiment passé une belle soirée avec toi. J’ai hâte de te revoir.” Elle acquiesce et te souhaite de beaux rêves. Branlette.

Pour votre prochain rencard, tu sais qu’il faut que t’assures un max. Tu l’invites à souper dans un resto végétalien. (Qu’elle connaît déjà, elle habitait à côté. Fuck.) Puis, vous allez en vélo dans un obscur festival de films… sur le vélo. Ça, c’est pas mal, t’as l’air d’un gars qui “fait” des choses, qui “va” à des places ; même si dans le fond t’aimes ça en christ regarder le football en mangeant des chips. T’es pas mal stressé parce que tu sais qu’il va falloir que tu fasses un move à la fin de la soirée. Puis, faire des moves, t’es pas bon là-dedans. Le festival se termine, vous remontez sur vos bécanes : un Bixi pour madame et pour toi ton dix-vitesses japonais vintage, ‘stiktescool! Vous vous rendez jusqu’à Rosemont/St-Hubert, le nexus, l’endroit où faut que tu fasses ton move. Mais t’es con donc tu lui donnes un bec sur la joue. Vu qu’elle est moins conne que toi, elle te dit : “Vous êtes vraiment twits les hommes du pays, z’êtes pas foutus de saisir votre chance quand elle passe.” C’est pas la première, ni la dernière, qui te fait ce commentaire. Tu décides de lui montrer que t’es quand même capable de courir après la chance pour essayer de la ressaisir ; en état de profonde panique tu te garroches, bungee style, et tu lui plantes tes babines sur les siennes. Réponse positive. Échange de fluides salivaires debout sur vos vélos, au coin de la rue, comme dans un film. Galaxie d’étoiles dans ses yeux, supernovae dans les tiens. Elle aime prendre son temps donc elle rentre sagement chez elle. Par contre, une fois rendue, elle te texte pour te dire qu’elle fume un joint sur son balcon avec un gros smile étampé dans la face. Double branlette.

C’est l’histoire typique où vous entrez dans la période de grâce. Celle où vous ne faites que batifoler au lit, où vous rigolez sans arrêt. Le matin, elle se roule un joint dans ton lit juste en bobettes avec ton vieux t-shirt et tu trouves que c’est plus beau que la naissance d’un premier-né. Vous vous promenez main dans la main, super bien habillé, tu trouves tellement que vous êtes hot. Ça va bien dans ton coeur et ça semble bien aller dans le sien. Un soir, elle t’annonce d’un ptit ton désinvolte en te coulant un regard en coin : “J’ai parlé de toi à ma mère.” T’entends ça et y’a comme, un peu, une symphonie qui se met à enfler en toi. “Sonnez hautbois, résonnez musettes…” C’est le bout typique de l’histoire typique, t’sais, le bout plate où tout va bien.

Quelques semaines passent, vous vous voyez aux deux jours et ça semble bien aller. Pourtant, tout à coup, tu reçois l’esti de texto de marde : “Faut que je te parle”. T’es flabbergasté parce que vous ne vous êtes jamais même ostinés. Tout n’est que rire et rigolades, folles chatouilles et pénétrations. Tu lui dis que tu vas passer chez elle après la job. T’arrives en t’attendant au pire. Surprise! Elle est gelée comme une balle en train de rigoler avec sa coloc; c’est tellement LOL les clips de chats sur Youtube. Surtout quand t’as fumé un immense pétard! Toi tu te la joues détendu même si dans ta tête tu la traites de tous les noms : “C’est quoi son esti d’problème? Elle veut me parler puis…” Vous finissez par domper la coloc et vous vous retirez dans sa chambre. Si t’as déjà interagi avec quelqu’un qui vient de fumer un gros spliff tu te doutes que ce que la fille débite c’est pas très cohérent. Elle commence à te dire qu’elle à peur que tu sois en train de t’attacher, qu’elle ne veut rien de sérieux, qu’elle n’est pas en état de s’engager. Tu la regardes d’un drôle d’air parce que tu trouves qu’elle s’énerve un peu. Vous vous fréquentez depuis un mois et vous vous êtes dit, dès le début, que ce n’était rien de sérieux. Tu lui dis. Elle comprend tout croche parce qu’elle a trop fumé et est en mode parano. Super. Après une quinzaine de minutes d’échanges infructueux, vous arrivez à un compromis : celui de maintenir le statu quo. Tu trouves que c’était une belle tempête dans un verre d’eau, comme le titre d’un roman de la Courte Échelle. Annie Croche, yo!

C’est l’histoire typique, celle où le doute a été semé. Vous vous revoyez une couple de fois. Toi t’es pareil, mais t’as l’impression qu’elle ne l’est plus. Tu ne comprends pas du tout pourquoi elle complique la situation, pourquoi elle ne peut apprécier le moment présent. Carpe mother fucking Diem tabarnack! Tu blâmes son sexe au complet parce que c’est facile… sauf ta mère et ta soeur, elles sont chills.

C’est l’histoire typique où ce qui doit arriver arrive. Tu la textes en fin d’après-midi pour savoir si elle veut que tu viennes coucher ce soir-là. Pas de réponse. T’attends quelques heures et, sachant très bien que tu ne devrais pas, tu lui réécris : “As-tu reçu mon texto? Mon cell fuck des fois” (menteur). Toujours pas de réponse. T’attends encore puis tu décides que c’est sûrement la faute des cellulaires, donc tu lui écris sur Twitter. Elle finit par te répondre, via Twitter, à une heure du matin : “Désolé, je ne savais pas quoi te répondre, donc je ne t’ai pas répondu.” Raisonnement sans faille, mais t’sais, vas chier quand même. Tu décides d’attendre le matin pour lui répondre parce qu’un moron a dit que la nuit porte conseil. Elle porte aussi l’insomnie quand ta relation s’effondre sans que tu puisses comprendre pourquoi. Tu l’appelles en te levant et tu lui demandes si elle veut que tu passes chez elle pour en parler : “Non, c’est pas un bon moment pour moi”. “Bon, ok, tu me donneras des news quand tu seras prête”, frette de même et tu raccroches. Tu passes une journée de merde.

C’est l’histoire typique où tout le monde te dit qu’il faut que tu te la joues indépendant. “Laisse-la tranquille elle va revenir d’elle-même. Les femmes aiment les hommes qui les ignorent.” Ouin, elle a aimé ça en christ que tu l’ignores on dirait ; elle ne t’a jamais réécrit. T’as fait la même chose. Le bout un peu moins typique de l’histoire, le bout 2.0., c’est quand tu réalises, deux semaines plus tard, qu’elle t’a “unfriender” sur Facebook et “unfollower” sur Twitter. T’es pas allé voir sur Myspace, mais t’es pas mal sûr que t’es plus dans son “Top 8”. Ce qui te gosse le plus dans l’histoire, à part de ne plus pouvoir enfouir ton visage dans son joli derrière, c’est que tu ne sauras jamais ce que t’as fait de pas correct si même t’as fait quelque chose de pas correct. C’est l’histoire typique d’une relation qui se termine dans le mystère, comme une game de Clue.

C’est l’histoire typique, tu sais… la typique histoire de merde.

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Montréal Stands Toute Seule!

Montréal, je t’ai négligée ces dernier temps. Et pourtant, tu produis de la si bonne musique. Voici un petit aperçu des rookies et des étoiles en devenir!

Nora Zion est une jolie découverte que j’ai fait, hier, sur Twitter. DraWingz Vol.0, est un petit EP de 6 morceaux qui oscillent entre le neo-soul et le R&B nouvelle vague. J’ai googlé la jeune dame, mais l’internet n’a pas voulu collaborer, donc je ne sais rien d’elle, à part qu’elle écrit elle-même ses textes, comme une grande. Les morceaux sont produits par NBNBNB, Da-P, J.u.D, Da Pink Noise et Bollywood Bloodbath. Du lot, seul le nom de Da-P m’est familier, ce qui n’empêche pas la qualité des prods d’être excellente.

Le premier morceau, Shook, donne immédiatement le ton. Je ne sais pas si l’artiste apprécierait cette comparaison, mais ça me rappelle les artistes trip-hop de la fin des 90’s, genre Morcheeba ou Sneaker Pimps. Coincidence fortuite ou réelles influences, je ne saurais dire. C’est très rafraîchissant, par contre. Elle a aussi un peu de Ms Dynamite dans la voix et le « delivery. »
Les morceaux sont entrecoupés d’interludes, où l’on entend l’artiste, en sourdine, pendant les sessions d’enregistrement. C’est surtout agréable parce que ça laisse présager des choses intéressantes pour le futur. La deuxième piste, Dolla Dolla, est complètement Neo-soul, c’est un cover langoureux du classique « I Need a Dollar » d’Aloe Blacc. Elle enchaîne ensuite avec Overnight, qui est, selon moi, le plus « contemporain » des morceaux. Gros beat de trap à la The Weeknd, avec un dude qui rap vers la fin. La bass est plus lourde que la secrétaire gossante, à ta job, qui met des photos de chats partout! Bounce est probablement mon morceau préféré, le beat est hyper-intéressant, un peu trip-hop, un peu indie/pop, avec un ptit sample de calypso steel pan, un son que j’adore! Un autre interlude suit et l’album se termine avec un mix alternatif de la première track, Shook. C’est une version slow-jam, assez sirupeuse, avec un crescendo pop vers la fin de la toune. Overall, c’est un excellent début, qui laisse voir de grandes choses pour l’avenir.

Parlons maintenant de KAYTRANADA, un jeune dude de MTL qui produit depuis l’âge de 14 ans. Maintenant âgé de 20 ans, il est un des plus gros hustler à Montréal, quand vient le temps de sortir des productions de qualité. Son récent mix pour l’excellent blogue LiveForTheFunk à déjà dépassé la barre des dix mille downloads. Tu peux aussi te procurer/écouter ses albums Kaytra Nada et Kaytrap. Il fait parti de la nouvelle vague de producteurs d’ici qui comprend, entre autres, Tommy Kruise, High-Klassified, Maxime Robin et tous les protagonistes de la scène PiuPiu/Artbeat. Tu peux downloader le mix drette en dessous, t’asseoir sur ton divan et #Tripper.

Finalement, je vous laisse avec un gros remix de la track « Teflon Dons » d’Alaclair par Vlooper, un autre excellent faiseur de son d’ici.

J’allais oublier, si je connais la majorité de ces artistes c’est à cause de 10kilos.us. C’est pas mal ton devoir de citoyen d’aller y faire un tour, question de savoir ce qui se passe dans le jeu.

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Montreal fashion city!

Les fringues c’est pratique, ça protège du froid, et ça permet de camoufler les défauts (ou, dans mon cas, l’incroyable perfection.) Certains s’en procurent par nécéssité, d’autres, comme moi, en font une obsession. Je m’adresse surtout à ceux qui font partie de la deuxième catégorie, mais ceux de la première devraient lire aussi, ils apprendront des trucs fous (faux, mais bon…)

Aujourd’hui, je vous parle donc de vêtements, et plus particulièrement de trucs fait dans notre beau pays. Je commencerai par les trucs pour hommes, pour vous présenter ensuite quelques griffes féminines. Vous n’avez qu’à cliquer sur la marque, en titre de chaque paragraphe, pour accéder au site web de la compagnie. Allons-y!

Raised by Wolves

On commence par ce label bien sympa, issu de la belle ville d’Ottawa. Quand on pense streetwear, on ne pense pas immédiatement à notre magnifique capitale nationale. Raised by Wolves produit pourtant, depuis quelques années, des vêtements de qualité au design classique et minimaliste. Ils sont pas mal fortiches dans le domaine de la casquette, offrant, l’air du temps oblige, une solide sélections de snapbacks pour le crâne de monsieur. Leurs trucs sont disponibles à la boutique Off The Hook.

The Fake Brand

Fake est à la fois boutique et label. Ils ont pignon sur rue au 68 Rachel E., à Montréal, et ce depuis l’été dernier. Spécialisé dans le streetwear de qualité, Fake se réapproprie des staples du design streetwear/sportswear et les flips à sa façon pour en faire quelque chose de neuf et d’original. On retrouve aussi, dans leurs produits, une forte influence du graffiti et du street art. Ils ont aussi en stock, dans leur boutique, des marques bien connues, du genre Nike, Alife, Freshjive, etc… Leur espace vaut le détour, ne serait-ce que pour son design et les oeuvres qu’on y retrouve.

Bruxe

Bruxe Design est le projet de deux frères jumeaux, d’origines Belge, transplantés à Montréal dans le quartier NDG. Leur amour du skate et du snow les a amenés à s’impliquer dans le design de vêtements et d’accessoires. Ils ont maintenant un flagship, le Magasin Général Bruxe, situé au 5662 Sherbrooke O. Je n’ai pas encore eu la chance de visiter leur espace, mais d’après les photos de leur site web, la boutique semble magnifique.

Passons maintenant aux choses sérieuses, à savoir trois label de mode féminine, qui feront craquer ces dames. Monsieur, si vous voulez faire plaisir à la douce pour noël, vous ne vous tromperez pas avec un morceau d’une des collections suivantes.

Ève Gravel

Ève Gravel,  originaire de la ville de Chicoutimi, s’est établit comme une étoile montante de la mode québécoise. Lancée en 2002, sa griffe fait de plus en plus d’adeptes chez les fashionistas de la métropole. Sa collection Automne/Hiver se décline en trois couleurs : blanc, gris et noir. Les coupes, à la fois classique et moderne, dégagent une impression de force et de vulnérabilité un peu paradoxale. (Check le dude qui fait l’intéressant! Frimeur!) On retrouve ses morceaux dans des boutiques telles que Three Monkeys et Boutique Unicorn.

betina lou

Betina Lou, c’est le projet de la designer Marie-Eve Emond, basée à Montréal. Sa bio indique qu’elle explore « les constructions classiques du vêtement, [et que ses] collections se distinguent par l’utilisation de teintes neutres et de détails discrets. » Pour ma part, je trouve sa collection Automne/Hiver 11-12 fortement inspirée des années 30 et 50, le tout repensé en fonction des crédos de la mode d’aujourd’hui. Vous pouvez trouver sa collection chez Unicorn, Three Monkeys et au Magasin Général Bruxe, comme quoi les grand esprits se recontrent!

Valérie Dumaine

On termine avec une diplômée du Collège Lasalle, Valérie Dumaine. Elle a créée sa griffe éponyme en 2004.  « La griffe Valérie Dumaine impose son style par un design élégant, des coupes aux lignes définies et une attention particulière aux détails. Puisant son inspiration dans le passé, la designer parvient à mélanger les genres pour créer des vêtements à la fois sophistiqués et audacieux. » Sa collection est entièrement produite au Canada, vous pouvez donc acheter ses vêtements la conscience tranquille. Elle vend maintenant partout au Canada et aux États-Unis, respect! À Montréal, vous trouverez ses trucs chez les suspects habituels, i.e. Three Monkeys, Unicorn, Belle et Rebelle, etc…

Voilà, ça conclue mon tour d’horizon de la mode de chez nous. J’espère vous avoir fait découvrir des trucs et vous avoir donner de l’inspiration pour être beaux/belles pour la fête à Jésus.

Peace out!

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The white boy is back!

Hey you! Long time no see…

Je suis de retour dans ce monde fou, fou, fou du blog compétitif-full contact! Ma longue absence, causée par un problème de machine, ne sera bientôt qu’un mauvais souvenir, une période sombre rappelant un peu le Moyen-Âge. Il s’est passé pas mal de trucs pendant ce hiatus,  le post d’aujourd’hui est un genre de best-of de ce que je n’ai pu partager avec vous pendant les deux derniers mois.

Débutons par le merveilleux monde de la musique, et plus particulièrement celui de la musique de Rap. La ville d’origine du Hip-Hop, New-York Cité pour ne pas la nommer, vit une période de Risorgimento. (Googlez-le, faut bien que ça me serve ce bacc en Histoire qui m’a coûté si cher.) À l’avant-garde de ce mouvement on trouve des mecs comme A$AP Rocky, un dude de Harlem qui a décidé de s’inspirer du mouvement Trill, issu de la ville de Houston TX, pour nous donner du rap de ouate à écouter un verre de Syzurp à la main. J’aime beaucoup le vidéo pour la track « Peso », ça me rappel les clips des années 90, genre le vidéo de « Sound Bwoy » de Smiff n Wessun. Si vous aimez bien, Rocky offre un mixtape gratuit « LIVELOVEASAP », que vous trouverez facilement avec Google.

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=ob3ktDxAjWI%5D

Next up, on a un autre dude de NY, du nom de Mr. Muthafuckin eXquire (ça glisse sur la langue) qui nous offre un album solide et gratuit. J’aime bien ça moi quand ça coûte gratuit. Vous pouvez vous le procurer ici : http://mishkanyc.bandcamp.com/album/mr-muthafuckin-exquire-lost-in-translation

Je vous mets aussi un  vidéo, c’est un posse cut regroupant Despot, Das Racist, Danny Brown et El-P autour de Mr. Muthafuckin eXquire. Ce sont tous des artistes qui « drive » la van du nouveau rap New Yorkais. Les gens de ma génération reconnaîtront dans le clip un pastiche du « Flava In Ya Ear Remix » de Craig Mack et cie, parût au début des années 90. Ça s’appel « The Last Huzzah! » et c’est pas mal ma toune hip-hop de l’année…

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=N0ijOe3sGEk%5D

Le verse de Danny Brown, dans le clip qui précède, est un des moments forts de la toune. Si vous êtes d’accord avec cette affirmation vous serez très contents d’apprendre qu’il offre lui aussi un album gratuit. C’est-y pas magnifique la life des fois… Vous pouvez trouver ça ici : http://www.foolsgoldrecs.com/2011/08/15/danny-brown-xxx/ C’est parût sur Fool’s Gold, le label d’A-Trak, notre DJ montréalo-brooklynois favori!

Pour ceux qui aiment les trucs un peu plus uptempo, visant à générer des mouvements de bassin, y’a Kid Sister qui vient de sortir un clip à la fois soniquement agréable et visuellement délicieux. On y retrouve encore une fois Danny Brown, qui semble vouloir être dans tout ce qui sort en ce moment. Je dois avouer que j’aime mieux le clip que la toune, mais, avec quelques bières dans le corp, je me vois très bien en train de faire le running men dans un cypher de b-boys. Go, white boy! Go, white boy!

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=wccdNFFfof8%5D

Pour terminer je vous laisse avec quelques rafales de pensées-mitraillettes:

– Le nouvel album de M83 à reçu un 9.1/10 de la part de Pitchfork, et plusieurs en parle comme de l’album de l’année. Je ne l’ai écouté que deux fois, mais je dois dire que, pour l’instant, je suis peu déçu. Je ne sais pas si c’est à cause du buzz incroyable entourant la parution de l’album, mais le tout m’a laissé sur ma faim. L’album est cohérent et hyper bien réalisé, mais je le trouve dépourvu de moments forts. À part « Midnight In The City » et « Reunion », il n’y a rien qui s’est vu décerner les cinq étoiles nécessaires à l’accès aux « Top Rated » de mon iPod. Je vais continuer à l’écouter et je vous en reparle de manière plus approfondie. (Poils aux sourcils)

– Tsé, Drake… Ungh!

– Il se fait de la musique incroyable à Montréal, ceux qui connaissent Clams Casino,  Hudson Mohawke et autres Star Slinger doivent se garrocher chez http://www.10Kilos.us pour se procurer le mixtape de Piu Piu, compilé par DJ Lexis, un géant de la scène Montréalaise que vous trouverez chez lui sur http://www.musicismysanctuary.com/. Le Piu Piu est un style musical inventé par des gens d’ici pour des gens de partout. Je ne l’ai pas encore écouté au complet, mais mon rapide survol m’a laissé un goût magnifique dans les oreilles! Voici le lien : http://10kilos.us/dwnld-un-mixtape-nomme-piu-piu-7218.html

Je vous met aussi le manuel d’instruction sur ce qu’est le Piu Piu et comment il se fabrique:

[vimeo http://vimeo.com/32151950%5D

Voilà, c’est ce que je vous offre aujourd’hui, j’espère que vous avez passé un moment agréable en ma compagnie, sachez que, pour ma part, j’ai adoré sentir vos yeux coquins sur ma prose. Bisous taquins.

(Ce blog post à été réalisé en collaboration avec mon cerveau, situé dans ma tête, surmontée d’une snapback des Phillies de Philadelphie.)

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