Archives de Catégorie: Miam dans les oreilles

Montréal Stands Toute Seule!

Montréal, je t’ai négligée ces dernier temps. Et pourtant, tu produis de la si bonne musique. Voici un petit aperçu des rookies et des étoiles en devenir!

Nora Zion est une jolie découverte que j’ai fait, hier, sur Twitter. DraWingz Vol.0, est un petit EP de 6 morceaux qui oscillent entre le neo-soul et le R&B nouvelle vague. J’ai googlé la jeune dame, mais l’internet n’a pas voulu collaborer, donc je ne sais rien d’elle, à part qu’elle écrit elle-même ses textes, comme une grande. Les morceaux sont produits par NBNBNB, Da-P, J.u.D, Da Pink Noise et Bollywood Bloodbath. Du lot, seul le nom de Da-P m’est familier, ce qui n’empêche pas la qualité des prods d’être excellente.

Le premier morceau, Shook, donne immédiatement le ton. Je ne sais pas si l’artiste apprécierait cette comparaison, mais ça me rappelle les artistes trip-hop de la fin des 90’s, genre Morcheeba ou Sneaker Pimps. Coincidence fortuite ou réelles influences, je ne saurais dire. C’est très rafraîchissant, par contre. Elle a aussi un peu de Ms Dynamite dans la voix et le « delivery. »
Les morceaux sont entrecoupés d’interludes, où l’on entend l’artiste, en sourdine, pendant les sessions d’enregistrement. C’est surtout agréable parce que ça laisse présager des choses intéressantes pour le futur. La deuxième piste, Dolla Dolla, est complètement Neo-soul, c’est un cover langoureux du classique « I Need a Dollar » d’Aloe Blacc. Elle enchaîne ensuite avec Overnight, qui est, selon moi, le plus « contemporain » des morceaux. Gros beat de trap à la The Weeknd, avec un dude qui rap vers la fin. La bass est plus lourde que la secrétaire gossante, à ta job, qui met des photos de chats partout! Bounce est probablement mon morceau préféré, le beat est hyper-intéressant, un peu trip-hop, un peu indie/pop, avec un ptit sample de calypso steel pan, un son que j’adore! Un autre interlude suit et l’album se termine avec un mix alternatif de la première track, Shook. C’est une version slow-jam, assez sirupeuse, avec un crescendo pop vers la fin de la toune. Overall, c’est un excellent début, qui laisse voir de grandes choses pour l’avenir.

Parlons maintenant de KAYTRANADA, un jeune dude de MTL qui produit depuis l’âge de 14 ans. Maintenant âgé de 20 ans, il est un des plus gros hustler à Montréal, quand vient le temps de sortir des productions de qualité. Son récent mix pour l’excellent blogue LiveForTheFunk à déjà dépassé la barre des dix mille downloads. Tu peux aussi te procurer/écouter ses albums Kaytra Nada et Kaytrap. Il fait parti de la nouvelle vague de producteurs d’ici qui comprend, entre autres, Tommy Kruise, High-Klassified, Maxime Robin et tous les protagonistes de la scène PiuPiu/Artbeat. Tu peux downloader le mix drette en dessous, t’asseoir sur ton divan et #Tripper.

Finalement, je vous laisse avec un gros remix de la track « Teflon Dons » d’Alaclair par Vlooper, un autre excellent faiseur de son d’ici.

J’allais oublier, si je connais la majorité de ces artistes c’est à cause de 10kilos.us. C’est pas mal ton devoir de citoyen d’aller y faire un tour, question de savoir ce qui se passe dans le jeu.

Publicités
Tagué , , , , , , , , , ,

Quand mon artiste préféré…

Quand mon artiste préféré sort de la nouvelle musique, je n’ai pas vraiment le choix d’en parler. Et ce, même si c’est sorti depuis quelques temps déjà. Je ne sais pas trop comment ça a pu passer sous mon nez, mais Burial a un nouveau release sur Hyperdub. Le EP s’intitule Truant et comporte deux longues pièces, d’environ 12 et 14 minutes, Truant et Rough Sleeper.

La première track est entièrement construite, selon moi, sur la bassline, à part vers la fin, où le tempo se fait plus frénétique et déconstruit. Et puis non, la bass réapparait soudainement, pour clore le tout. J’ai beaucoup de difficulté à parler de Burial sans faire référence au cinéma. Tous ses morceaux semblent raconter une histoire, un truc un peu dramatique, qui est loin de bien se terminer. Le deuxième morceau, sans que je sache trop pourquoi, me donne des visions d’Asie, de ruelles sombres d’Hong Kong, de pluie… Pour ceux qui ont vu « Ghost in the Shell« , ça me fait penser à ce long plan-séquence. Bref, pour ne pas m’éterniser, c’est, encore une fois, magistral, un des meilleurs stimulants cervical sur le marché!

Voici le clip pour « Truant ». (Ce n’est pas un clip officiel.)

Je vous aime bien, donc, pour vous gâter un peu, j’essaie un nouveau truc. J’ai compilé mes morceaux favoris de la semaine, je les ai mis sur Soundcloud et vous pouvez downloader le tout! Quelle âme généreuse je possède! Ça commence avec un morceau de BEACH HEART (je ne sais pas comment faire les triangles, à la place des A), ça sonne comme du early U2, s’ils étaient jeunes en 2013, et aimaient gosser un peu avec des machines. On bifurque ensuite vers le house avec « Higher », du DMC champion Klever. Petit bloc EDM/Trap/R&B avec Cashmere Cat, Tomas Barford et Jane Wanderbilt. On termine en version « World » à la sauce bass/electro avec un morceau de Baile Funk de Zuzuka Poderosa, suivi d’un fou rework du classique « Ting-A-Ling » de Shabba Ranks, par Don D Selectah. Trois des morceaux viennent de la page de Top Billin, que j’ai razzié cette semaine.

Tagué , , , , , , , , , , , , ,

En rafale!

Ce qui a stimulé mes connexions synaptiques, cette semaine :

Jacques Greene est, sans contredit (Bye Contredit, ça se passe sans toi!), l’artiste House de l’heure, à Montréal. Son nouveau beat, Quicksand, est d’abord apparu sur le mix qu’il a produit pour Fader, il y a environ deux semaines. Une magnifique petite track house, avec influences UK Garage et une bassline qui goûte le cupcake! C’est parfait pour te mettre dans l’ambiance, si tu vas te geler le bout des orteils à Igloofest.

J’ai, finalement, écouté le premier opus d’A$AP Rocky : LongLiveA$AP. M. Rocky est un rappeur qui me branchait beaucoup, à l’été 2011. Son premier mixtape, LiveLoveA$AP, était presqu’un sans faute. Je pense que j’en avais parler ici. Anyway, son premier vrai album est très loin du sans-faute. En l’écoutant, hier, je pensais des trucs du genre : « Wow, ça sonne comme un long baillement » et « Rocky n’est pas un exemple de potentiel gâché, c’est un exemple de potentiel limité. » Je suis donc un peu surpris de la note de 8.5 que Pitchfork lui a accordé. Je vous met ma track favorite, un gros posse cut de 6 minutes, où Rocky se fait complètement éclipser par Kendrick Lamar et Danny Brown.

Je termine avec les deux artistes qui me font perdre la tête, en ce début 2013. Cashmere Cat et BenZel produisent la musique que j’ai envie d’écouter, la musique qui met des tranches de Soleil dans mon coeur. Alors, t’imagines ma joie quand, sur Twitter, Cashmere Cat annonce qu’il a remixé l’immense « Fallin’ Love » de BenZel. L’union fait la force! J’écoute en boucle…

Tagué , , , , , , ,

Musique de planneur

J’sais pas pour toi, mais moi, j’aime bien planner. Si t’aimes, tu vas adorer TWO’S. C’est le genre de musique que tu mets quand tu flottes sur les courants thermiques, aux commandes de ton planneur. (Si t’as pas de planneur, tant pis pour toi.) Je n’ai pas beaucoup d’informations sur le groupe/duo/robot/mangouste(?). Je sais qu’ils sont sur le label Aural Sects, que tu connais à travers des artistes tels que zxz et BLAM LORD. Je sais aussi que leur EP « Feel » est excellent. C’est de la musique dense, composée de plusieurs couches sonores qui s’imbriquent parfaitement pour créer une texture musicale complexe. Ça pourrait servir de soundtrack à ce rêve weird, celui où t’accouches d’une licorne en or massif, mais que tsé, ça ne faisait pas mal, dans le rêve. Je vous mets la pièce titre « Feel », qui vous donne une bonne idée de leur son.

Mon groupe favori, en 2012, fût, sans contredit, Purity Ring. Butterclock, ça leur ressemble beaucoup. Ils sortiront bientôt un EP sur le label F A N T A S Y music , que j’ai bien hâte d’entendre. Par contre, si vous me permettez une petit digression, je dois dire que l’esthétique entourant des bands comme Butterclock commence à devenir un peu lassante, ça manque d’originalité. En effet, leur cadre de références ne s’est pas renouvelé depuis quelques temps déjà. Sorcière, néo-gothisme, pentagrammes ou, du côté #Seapunk, des références hyper 90’s, genre tie dye fluo et animations 8bits. On fait toujours dans le recyclage. (Je sais bien que je ne suis pas le premier à le mentionner.) Je regarde et j’ai envie d’une esthétique neuve, d’entendre un son nouveau, quelque chose d’entièrement original, et j’ai peur que ce ne soit plus possible. Je suis conscient qu’il n’existe qu’une quantité finie de permutations possibles en musique, enfin, je crois. Par contre, pour ce qui est de l’aspect visuel, de l’habillage, je pense qu’il est possible d’être beaucoup plus créatif. Il est grand temps de créer du vrai « neuf », plutôt que cet éternel collage d’images et de références ironiques, vintages et branchouillardes. Fin de la digression. Tout ça pour dire que Butterclock c’est, quand même, excellent. Je vous mets le clip de la piste « Don’t » pour illustrer mon propos et vous faire découvrir.

Tagué , , , , , , , , ,

Pour mes trappeurs sensibles

Hey, bande d’amis, êtes-vous sensibles? Aimez-vous, parfois, regarder par la fenêtre en ayant des émotions? Si vous répondez « oui! », j’ai la musique qui va vous plaire.

On assiste, depuis 2011, à la réémergence du R&B en tant que style musical respecté. Il est de bon ton, dans les soirées mondaines, d’avouer son amour pour des artistes tels que Frank Ocean et the Dream. Je vous présente maintenant Magic Fades, un groupe mystérieux issus de Portland, dans l’Oregon. Ils produisent un R&B taillé sur mesure pour cette nouvelle génération de thugs du coeur, ces sensibles qui pensent avant d’enfiler leurs casquettes Sauvage, beaucoup trop chères… Ils sont apparus sur mon radar il y a quelques semaines. Mishka nous avait teasé avec la track « #1​-​P​.​O​.​L. », une brillante réinterprétation du classique « Sadeness » d’Énigma. Je serai le premier surpris si cette track ne devient pas un staple des mixes de ton DJ favori, pour les mois qui viennent.

Obsession, leur premier album, est disponible en ligne depuis quelques jours. L’époque étant ce qu’elle est, je suis heureux de découvrir un album unique, en ce sens qu’il ne doit rien à Miguel ou the Weeknd. L’univers, les sonorités, un peu moins les thèmes (R&B oblige), témoignent d’une vision artistique bien distincte de celle des contemporains. Leur bio parle de « vieux R&B, fait neuf », je suis d’accord, jusqu’à un certain point. Je ne sais pas pourquoi, mais en lisant cela je m’attendais à du « new » New Jack Swing. C’est beaucoup plus langoureux, plus Boyz II Men que Bell Biv Devoe. Le tout passé au tordeur EDM/Trapwave de sorcières de la mer. (Je ne suis plus capable de rester à jour dans mes nomenclatures, donc j’invente.)

Ils ont aussi un mini-album : « She Beats all the Haters« , paru en Juillet dernier. L’intérêt de cet album réside dans la dernière toune, « She Beats all the Haters – Obelisk remix« . On y retrouve leur son mixé en straight up house music. (J’aurais pu dire EDM, mais je me respecte.)

J’écoute Magic Fades en écrivant ce post, et je peux certifier qu’ils resteront en « heavy rotation » dans mon iPod pour la durée de 2013.

Bonus : Je pensais avoir découvert Cashmere Cat en écoutant le mix de Kito sur la BBC1, le 20 décembre dernier. Elle avait fait jouer un remix du jeune prodige de 24 ans, originaire d’Oslo, et j’avais noté son nom afin de découvrir son catalogue. C’est en survolant sa page soundcloud que j’ai réalisé que son morceau « Mirror Maru » est un de mes préférés, et ce depuis déjà quelque mois. Il est un des artistes sur qui je garderai un oeil cette année. Je pense qu’il pourrait devenir une des stars de la scène électronique, dans les mois qui viennent, s’il ne l’est pas déjà.

 
 
Tagué , , , , , , , , ,

Ron Burgundy is back!

Mes hommages,

Connaissez-vous la nouvelle? Le chantre de San Diego (la ville dont le nom signifie « a whale’s vagina ») est de retour! Le son magnifique de sa flûte traversière résonnera de nouveau sur nos écrans. M. Burgundy en a fait l’annonce, en personne, pendant le show de Conan O’Brien. Les consommateurs de « tabac d’orchestre » s’en réjouissent partout dans le monde. Voici, sans plus tarder, la preuve de ce que j’avance.

Et, parce que je suis un chic type, je vous mets mon clip favori des Monty Python’s.

Allez, suffit la rigolade! Passons rapidement au volet vestimentaire de cette chronique. Un label de streetwear basé à Seattle, que j’apprécie beaucoup, vient de sortir sa nouvelle collection. Flying Coffin sont reconnus surtout pour leurs superbes designs graphiques. D’inspiration souvent satanique, beaucoup de croix inversées, béliers et autres pentagrammes, ils sont un peu la version « pour adulte » de Mishka. Je vous présente mon design favori, pour vous donner une idée.

Finalement, ce post ne serait pas certifié Flavourdumois ®, s’il n’y avait pas un peu de musique. Les Death Grips , sur leur page soundcloud, se définissent comme un groupe de rap. Ce label me laisse un peu perplexe, je leur trouve une esthétique et un son beaucoup plus punk que rap, et ce malgré le fait que le frontman du groupe est un MC et l’absence totale de guitares. Ils sont originaires de Sacramento, ont un album gratissssss, et sont signés sur l’étiquette légendaire Epic Records. Le clip qui suit est extrait de l’album The Money Store qui paraîtra le 24 avril prochain.

That’s all folks!

Tagué , , , , , , , , , ,

New Music! Nas, Action Bronson, Maria Minerva et Lakutis.

On commence fort, nouveau Nasty Nas! Le monsieur de Queens revient avec un nouvel album qui s’intitule « The Don. » Je trouve le titre un peu ringard, mais bon, je pense que Mr. Jones se crisse pas mal de mon humble opinion. Le premier extrait, produit par Salaam Remi et feu Heavy D est excellent. Souhaitons que le reste de l’album soit aussi fort. (J’en doute.)

On reste dans le borough de Queens pour aller voir ce qui mijote chez Action Bronson. Le gros crisse de « prosciutto lover » vient de sortir un album gratuit, Blue Chips, produit par Party Supplies, qui se download ici. Pour ceux qui ne le connaissent pas, Action Bronson est un rappeur d’origine albanaise, sa voix et son flow me font penser à Ghostface Killah de Wu-Tang. Par contre, son contenu lyrical est très différent de celui du Tueur à visage de fantôme. D’ailleurs, Bronson ne semble pas apprécier les comparaisons au Ghost, et il le laisse savoir dans une des tracks de Blue Chips. Son album officiel, donc pas gratuit, « Dr. Lecter » est paru en 2011. C’est correct, mais je préfère Blue Chips, les beats sont plus intéressants. Je vous met le premier clip, extrait de Blue Chips. Âmes sensibles soyez prévenues, c’est un peu hardcore.

Oublions le Rap, pour quelques instants. Maria Minerva, que j’ai découverte dans le dernier numéro de The Fader  (Version papier, comme un homme des cavernes!) est une jeune Estonienne (?) basée à Amsterdam. Elle produit une pop très dark, à fortes influences électro. C’est très sensuel et langoureux, si j’étais vulgaire je dirais que c’est de la « music to fuck too, » mais ma stricte éducation judéo-chrétienne m’empêche de dire un truc aussi horrible. Vous pouvez la découvrir ici. Son LP « Cabaret Cixious » est excellent et se trouve sur iTunes et dans tous les bons disquaires! (J’imagine…) Elle a aussi produit deux EP, « Noble Savage » et « Sacred and Profane Love. » Pas mal pour une jeune femme de 23 ans! Je vous met deux extraits, « Ruff Trade » issu de Cabaret Cixious et « a love so strong » issu de Sacred and Profane Love.

Rapide retour au Rap pour conclure. Lakutis, un pote des dudes de Das Racist, dont je vous ai souvent parlé, a un nouveau clip. Ça s’appelle « Pool Party » et c’est plus chill qu’une brise qui caresse ton visage. Son album, « I’m in the Forest, » est un de mes albums préféré de 2011.

Tartelettes aux ptits fruits.

Tagué , , , , , , , , , , ,

Sound Bwoy Burial

Morue,

Vous avez probablement déjà rencontré un dinosaure musical. Tsé, le genre de personne qui peste contre la « musique d’ordinateur » et les pousseux d’pitons. J’ai toujours apprécié l’ouverture d’esprit, digne d’un junker prussien, de ces galants personnages. Maintenant, si j’en recontre un, je lui balance par la tête la musique de Burial, pour lui montrer ce qu’il manque. Qui donc est-ce que ce Burial que tu balances si cavalièrement, me demandez-vous? (Ouf, pas sûr de celle-là, mais je suis paresseux donc je la laisse intacte.)

Burial, comme son nom l’indique, est un producteur londonien du nom de William Bevan. (Je sais que son nom n’indique rien du tout, je vous ai tellement bien eus!) Il se spécialise dans des sons typiquement londoniens, à savoir le garage, le 2step, et un peu de dubstep. Il émerge sur la scène électronique en 2006, avec un album éponyme. Cet album consacré album de l’année par le magazine The Wire, est unaniment salué par la critique. Son deuxième album, « Untrue, » est tout aussi acclamé et cimente la réputation de Burial en tant que producteur d’élite. Depuis la parution d’Untrue, Burial n’a pas sorti de longs jeux (comme dirait ton père) il se contente d’EP’s, de remixs et de collaborations, avec, entres autres, Four Tet, Massive Attack et Thom Yorke. Le but de mon billet est de vous parler de son plus récent EP, « Kindred, » paru en janvier dernier.

Kindred c’est trois tracks : Kindred, Ashtray Wasp, et Loner. C’est paru sur l’excellent label Hyperdub, qui a aussi publiés les deux précédents albums de Burial. Les deux premiers titres durent plus de 11 minutes, tandis que Loner fait un peu plus de 7 minutes. On à donc droit à plus d’une demie-heure de musique, malgré la présence de seulement trois titres.

Comme tout ce que produit Burial, Kindred pourrait facilement être la trame sonore d’un film. Un film sombre et pluvieux, qui finirait mal. On y retrouve le son typique du londonien, les drums patterns trop clairs et les différents samples qui s’empilent comme les couches sédimentaires d’un sol ancien. C’est toujours les mêmes sonorités qui reviennent, à travers les différents albums. Écouter Burial c’est un peu comme se promener dans un labyrinthe, on a toujours l’impression d’être déjà passé par là, sans pouvoir l’affirmer avec certitude. C’est un déjà-vu infini qui présente sans cesse d’infimes modifications. Sa musique comporte autant de textures et de motifs que les tartans des divers clans écossais. (Et voilà, c’était la minute-métaphores du jour.) Pour faire simple, j’adore. C’est de la musique pour rêver, mais comme je le dis plus haut, ce n’est pas joyeux. C’est parfait pour une journée orageuse ou un suicide collectif. Donc, garrochez-vous sur iTunes, à 3,99$ c’est pas mal le deal du siècle. Je vous met « Kindred » pour vous allècher un peu.

Je vous laisse avec un nouveau clip de mon rappeur favori, RiffRaff, et une vieille gogosse que j’avais dans la tête en me levant ce matin.

Tagué , , , , , , , , , , , , ,

Mixmania (« Maintenant, on prend de la drogue » edition.)

Hey, un peu pressé aujourd’hui, j’écoute « Faut pas dire à maman que la gardienne mange les pissenlits par la racine » avec trois nains Pygmées (Nains Pygmée = Fucking rare! J’ball so hard…) en lichant des tortues amazoniennes qui buzzent. Un jeudi matin comme le vôtre, quoi…

Si vous êtes comme moi, vous pratiquez probablement une activité dite « physique. » Quoi de plus cool que de pratiquer cette activité en écoutant de la musique? Par contre, ce qui peu devenir chiant, c’est d’avoir à se créer des playlists de musique « motivante. » C’est ici que j’entre en scène, style fantôme de l’opéra en beaucoup plus twit! Je vous met trois bons ptits mixtapes qui vous permettront de vous défoncer comme la fille dans le montage de Flashdance!

Primo, un truc très éclectique de DJ Knife. C’est rock, électro, moombathon, rap, etc… Pour ceux qui aiment la diversité. Ça se trouve chez Frank151.

Secundo, je ne sais pas si vous êtes familier avec Com Truise, je sais, par contre, que vous devriez l’être. Cet excellent producteur est une de me découverte favorite de l’année 2011. Pour les plus vieux, c’est un peu un RJD2 des temps moderne, productions planantes et musclées qui ratent rarement la cible. Il a pondu un mixtape pour la soirée « Check Yo Ponytail » organisée par Mishka, qui sillonne les U.S. of A. C’est mon mix favori de l’année 2012, pour l’instant. Ça se download ici. C’est plutôt électro-rap, avec un soupçon d’indie rock à la sauce chillwave.

Tertio, à tout seigneur tout honneur, un bon vieux mix de Diplo c’est une assurance « augmentation de vos battements de coeur/minutes. » Ça se trouve ici, et j’ai découvert via les joyeux drilles de 10kilos.us.

Finalement, une ptite rafale de musique que j’aime :

« Archangel » – Burial (Du vrai dubstep…)

« Hypocrite » – Lush

« 10g de swag » – Set&Match (Trop un gros banger celle-là!!)

Chatons!

Tagué , , , , , , , , ,

Ça part en couille!

Fraternelles salutations camarades!

Aujourd’hui, ça part en couille! Une superbe omelette musicale, sans aucune cohérence. Vous aurez des heures (minutes) de plaisirs garanties! (Non)

J’écris « Trip-Hop, » vous pensez immédiatement : Massive Attack ou Portishead. (Certains pensent « bacon, » mais c’est parce qu’ils sont gloutons.) Bien qu’excellents, ces deux bands ne sont pas à l’origine de mon album ultime de trip-hop. Cet honneur revient à un petit band méconnu (originaire de Bristol, bien sûr!), du nom de Crustation. Paru en 1997, « Bloom » est une perle oubliée de l’ère où le « Bristol sound » dominait la scène musicale underground. Crustation c’est trois producteurs, ayant déjà travaillé avec Adrian Utley de Portishead, et une chanteuse, la magnifique Bronagh Slevin.

C’est le copain de ma soeur qui m’a fait découvrir cet album, au début des années 2000. Il m’en parlait sans arrêt. Ça m’a pourtant pris un bon bout de temps avant de finalement écouter.  Sottise! Dès la première écoute, j’ai été subjugué. Je marchais du Cegep à la bibliothèque, l’album jouait dans mon Discman, et j’ai dû m’arrêter sur un banc pour écrire tellement j’étais inspiré par ce que j’entendais. (Je ne peux pas croire que je partage ça, mais bon, c’est la stricte vérité.)

Crustation c’est ça, de l’inspiration à l’état pur. Je ne peux écouter sans être bombardé d’images. C’est à la fois baroque et futuriste, ça me fait penser à des orgies décadentes dans des manoirs abandonnés de la campagne anglaise. C’est pluvieux, c’est froid, c’est triste. C’est, surtout, excellent! Mais bon, je vous laisse juger par vous-mêmes!

Crustation – « Purple »

Crustation – « Face The Waves »

Crustation – « Reverie »

Je ne sais pas si ça s’achète sur iTunes, si vous êtes doués pour le download vilain vous finirez par dénicher l’album. Je vous le recommande plus que fortement.

Bon, c’est beau la déprime, mais je sais que plusieurs d’entre vous se sont réveillés ce matin avec une idée fixe en tête : « Je veux écouter une toune de Trap Tech aujourd’hui! » (Je sais que vous savez tous ce que c’est que le Trap Tech, mais bon, pour les cancres, le Trap Tech c’est du Trap Rap sur un beat de Ghetto Tech, ça va de soi!!!) Pour répondre à votre pressant besoin, je vous présente Kaptain Cadillac. Le dude est français et se spécialise en boomboom, c’est le genre de dj qui veut t’imprimer des mouvements giratoires dans le bassin. Tu va tellement tourner du booty que tu t’envoleras, comme un hélicoptère, propulsé par le tourniquet de tes fesses! Je pourrais faire la bio du mec, mais bon, c’est pas de la musique de génie… Hédonisme, on met son cerveau à off et on bouge!

Je vous parlerais bien de milions d’autres trucs, mais j’ai tellement de plaisir à essayer d’embed le player de soundcloud qu’avant d’ostire mon laptop par la fenêtre, je vais terminer ce post. Je vous laisse avec le nouveau clip d’M.I.A, la grosse pas fine qui fait des « fuck you » pendant la Super Bowl, pour faire de la peine à Jésus! Son clip est complètement bonkers, réalisé par Romain Gavras. Comme toujours, Maya, je t’aime d’un amour pur et sans taches!

Tagué , , , , , , , , , , ,