Archives de Catégorie: Miam dans la stupidité

Pipi girl

Comme tout mâle moderne qui se respecte, je me dirige, lorsque contrarié, vers le débit de boisson du coin. J’y ingère une quantité appréciable de houblon, ce qui me permet de devenir, les heures filant, toujours plus intelligent. Mon cerveau se fait le dépôt d’un intellect supérieur; machine dont la capacité d’analyse n’a d’égale que la subtile finesse des observations qui en émanent.

C’est au cours d’une soirée du genre — où j’étions occupé à briller en société — que mes sens affutés comme une lame émoussée finissent par remarquer une jeune épicurienne qui s’époumonait les yeux à me crier du regard. N’étant pas un habitué de la chose, j’ai fait quelques tours sur moi-même, comme un cabot préparant sa couche, pour avoir la certitude d’être bien le récipient des oeillades lancées par la créature. Me tenant seul dans un rayon d’environ deux mètres carrés, j’utilisai les capacités de calculs fulgurantes qui m’habitaient pour déduire que j’étais bien le destinataire de ce flirt oculaire sauvage. Après la terreur initiale ressentie, je m’approchai de la bête, m’étant au préalable muni d’un tabouret, tel un dompteur de formation.

C’est ici que je m’enveloppe de ma prérogative de personne qui est full en train d’écrire cette historiette pour faire un Tarantino de moi-même et revenir en arrière. (Bruits de science-fiction). Étant possesseur d’une bizounette, je mentirais en disant que je n’avais pas déjà enregistré la présence de ma chèvre amie. Cette présence était des plus remarquable de par la position dans laquelle se tenait la courtisane, une façon d’être communément appelée “slutty”, dans la lingua franca de l’époque. En effet, perchée sur une table de pool, la dame aux yeux hurleurs ne se gênait point pour ouvrir sporadiquement les jambes, me laissant entrevoir sa culotte petite, et m’offrant le passage de ses Dardanelles comme l’Empire ottoman n’avait jamais osé l’offrir à la flotte de guerre russe. Fin de la tarantinhèse.

M’avançant comme un chat en mode attaque, corp sur le côté tout en effectuant de ptits bonds, je me dirige vers ma proie. Remarquant mon approche, celle-ci contre-attaque! Ouvrant encore une fois ses longues guibolles, elle décide de provoquer mon Hiroshima personnel en mouillant de la façon la plus “casual” qui soit sa culotte. Ou, si vous préférez les trucs claires : LA FILLE À PISSE DANS SES ESTIS DE CULOTTES EN ME REGARDANT DROIT DANS LES YEUX!

Je ne sais plus très bien comment continuer cette histoire, tout comme, à l’époque, je ne sus point, pendant de longs instants, comment réagir à cette douche froide… ou tiède, en fait, probablement une douche à 37°C.

M’efforçant de recueillir les morceaux épars de mon cerveau post-hiroshimique, j’arrivai à distance de parole d’Urinette :

– Ça t’excite, hein, mon cochon?
– Euh, ben, si par « excite » tu veux dire que j’espère en crisse que tu vas prendre une douche si tu me ramènes chez toi, ben, oui, ça m’excite en crisse…

– T’as pas envie d’y goûter?
– Non merci, sans façon. Mais je te paie volontiers une poutine à la Belle Province si tu veux qu’on mange ensemble.

– Ouin… j’suis pas sûr que t’es assez wild pour moi.
– Ben, j’aime bien la toune « Chat sauvage » de Marjo, ça comptes-tu?  »

T’as peut-être déjà vu quelqu’un réfléchir très fort, mais je ne pense pas que quiconque ait déjà vu une entité se débattre comme le faisait ma cervelle face à l’intensité de Pipi Girl. Le problème étant, d’abord, mon manque total d’expérience face à une situation du genre. L’autre étant le silence disgracieux qui s’était maintenant installé entre nous, un silence probablement aussi désagréable que la moiteur de son « swimsuit area ».

Personne n’a jamais dit que « l’avenir appartient à celui qui embrasse Urinette » — parce que ce n’est pas un super proverbe. C’est toutefois ce que je me résolus d’entreprendre, seul façon, selon moi, d’endiguer le flot du silence qui nous submergeait. (Métaphore liquide, wink, wink).

Lorsque ma bouche rencontrut la sienne, ce fussions bien pendant quelques instants, jusqu’à ce qu’elle agrippe ma main d’une poigne de fer, digne de celle de Stalinours, et qu’elle se l’applique fermement sur le péril jaune. Je capotusse en sacrament. Genre :

 » – Neunon, Fille! C’était cute sul’coup, in an it’s fucking pas cute sul’coup kind of way mais bon… Mais je ne niaisais vraiment pas quand j’ai formulé le souhait de te voir prendre une douche avant que nous entreprissent quoi que ce fut de plus en avant, you know?
– Es-tu vraiment en train de me dire que ça ne t’excite pas!?!

– Euh, oui. Je peux te le faxer aussi, ou demander à un scribe romain de te le graver sur une tablette de marbre, en double, si t’as besoin d’une copie pour tes archives.
– Bon, ben je m’excuse Marjo Lover mais j’ai pas vraiment de temps à perdre avec des stuckups comme toi. Je vais me trouver un dude qui fait du wakeboard, ou un lifeguard, un dude qui aime ça en crisse aller aux glissades d’eau! »

La morale de l’histoire : va lire les Fables de Lafontaine si tu es à la recherche d’un récit édifiant. (Ou, cette belle maxime : Le pipi en amour, c’est caca).

Fin

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Ma grosse jaunâtre

Ma télé est morte, longue vie à ma télé.

Je ne sais pas trop quoi faire, est-ce que je me garroche chez Futur Shop pour en racheter une ou je profite, pendant quelques mois, de ce moment de quiétude qui m’est octroyé?

Je l’aimais bien ma grosse jaunâtre (si le brun est la couleur de l’amour, chez moi, jaune c’est la couleur de l’écran). Je me rappellerai toujours de la finale du March Madness 2010, Butler, l’équipe cendrillon, face à Duke, le powerhouse. J’écoutais en différé, après une soirée à la job. Ma coloc a failli, ce soir-là, se faire réveiller par un hurlement démentiel : suffisait seulement qu’Hayward réussisse cette shot! Je me demanderai toujours le niveau de colère que la coloc aurait atteint, sur l’échelle de Richter, si j’avais émis le hurlement susmentionné.

C’est aussi grâce à elle, la télé pas la coloc, que j’ai découvert Lionel Messi. Le joueur qui, tous sports confondus, m’a fait le plus souvent bondir du divan. (Boing!) J’aimais bien lui crier après, la grosse jaunâtre, quand la puck roulait pas pour mon team, mais elle le prenait bien, sachant que je l’aimerai toujours, malgré tout.

J’ai versé une larme, grâce à elle, quand Marion Cotillard à gagné l’oscar de la meilleure actrice. Mon père m’avait appelé, lui-même ému, pour me dire d’écouter. Je ne sais pas trop pourquoi ce moment m’a marqué à ce point, je ne suis pas un grand cinéphile et, la Marion, je la trouve bien jolie, mais je ne lui porte pas d’affection particulière. Je pense que c’est peut-être notre francophonie partagée qui m’a fait vibrer pour sa victoire. (Aparté : C’était plate en croustille les Oscars, dimanche dernier. C’était pas un gros aparté! Dans le sens de party, t’sais. #EstEffrayante)

C’est avec elle que j’ai célébré la victoire du Parti Québécois, lors de dernières élections. Tellement heureux pour Pauline!!! Ben non, niaiseux, j’ai même pas voté. Elle n’était pas très portée sur la politique, ma télé.

J’ai aussi beaucoup ri devant l’écran. Merci Tracy Morgan, je ne sais pas ce qui adviendra d’NBC maintenant que 30 Rock est terminé. Merci Seth McFarlane, pour Family Guy, pas pour les Oscars. Non. Merci Alexandre Astier pour Kaamelot, t’auras porté l’humour de beauf à son apex. Perceval pour toujours, yo!

Alors voilà, je suis le genre de mec qui panégyrise sa télé, éloge funèbre de la cache de Big Brother. Je pense qu’un petit break d’elle, question d’apprendre à vivre seul, ne me fera pas de tort. Je vais m’amuser un peu, fréquenter une couple de télés différentes, dans des endroits différents, avant de redevenir un homme respectable pratiquant la monogamie télévisuelle. Merci ma Jaunâtre pour les merveilleux moments, je te dédie cette chanson. À toi pour toujours, ton gros Loulou.

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Ron Burgundy is back!

Mes hommages,

Connaissez-vous la nouvelle? Le chantre de San Diego (la ville dont le nom signifie « a whale’s vagina ») est de retour! Le son magnifique de sa flûte traversière résonnera de nouveau sur nos écrans. M. Burgundy en a fait l’annonce, en personne, pendant le show de Conan O’Brien. Les consommateurs de « tabac d’orchestre » s’en réjouissent partout dans le monde. Voici, sans plus tarder, la preuve de ce que j’avance.

Et, parce que je suis un chic type, je vous mets mon clip favori des Monty Python’s.

Allez, suffit la rigolade! Passons rapidement au volet vestimentaire de cette chronique. Un label de streetwear basé à Seattle, que j’apprécie beaucoup, vient de sortir sa nouvelle collection. Flying Coffin sont reconnus surtout pour leurs superbes designs graphiques. D’inspiration souvent satanique, beaucoup de croix inversées, béliers et autres pentagrammes, ils sont un peu la version « pour adulte » de Mishka. Je vous présente mon design favori, pour vous donner une idée.

Finalement, ce post ne serait pas certifié Flavourdumois ®, s’il n’y avait pas un peu de musique. Les Death Grips , sur leur page soundcloud, se définissent comme un groupe de rap. Ce label me laisse un peu perplexe, je leur trouve une esthétique et un son beaucoup plus punk que rap, et ce malgré le fait que le frontman du groupe est un MC et l’absence totale de guitares. Ils sont originaires de Sacramento, ont un album gratissssss, et sont signés sur l’étiquette légendaire Epic Records. Le clip qui suit est extrait de l’album The Money Store qui paraîtra le 24 avril prochain.

That’s all folks!

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Pourquoi l’aquarium n’est pas un habitat approprié pour l’Homme

L’Homme, à travers les âges, a expérimenté plusieurs formes de gîtes et d’abris. Il est passé de la grotte, aux huttes en terre glaise, à la yourte, pour finir avec de magnifiques cabanes toutes pareilles, à Terrebonne! Bravo l’Homme, t’es toujours aussi futé, mon ptit coquin!

Par contre, il est une forme d’habitation, qui malgré les protestations toujours plus stridentes de ses défenseurs, ne convient pas du tout, et ne conviendra jamais à l’Homme. Il s’agit de L’AQUARIUM! Why in the cute little baby Jesus’s name would you want to habite dans un aquarium, bâtard! Appelez moi réactionnaire, mais je trouve que ça n’a pas de maudine de bon sens. Je vais donc vous énumérer les trois raisons qui discréditent l’aquarium, en tant que logis d’Homme.

1. Nous ne sommes pas des Snorkys.

Vous êtes, je suis, nous sommes tous des Homo Sapiens Sapiens! (Homo, LOL!) Cette qualité, que nous partageons tous, fait en sorte que notre peau n’a pas une couleur vive. Nous ne sommes pas des personnages de bande dessinée. La plupart d’entre nous ont des emplois sérieux, avec un mode de vie sérieux. (Ce qui n’est visiblement pas le cas de l’auteur de ce blog.) Il serait donc aberrant que nous cherchions à habiter sous l’eau. Soyons sains, et laissons ce mode de vie dépravé aux horribles Snorkys. La photo suivante présente les horribles Snorkys dans leur milieu naturel.

2. L’Homme se nourrit de poissons.

Un tartare de saumon, un filet de flétan, un ragoût de barbotte à la menthe et aux abricots. Ce sont tous des mets succulents dont raffole l’Homme sain. Le point commun de tous ces plats? Le poisson! Le succulent poisson. Maintenant, utilisez votre imagination, transportez-vous dans votre nouvel aquarium douillet et confortable. Qui sont vos voisins? BAM! Des poissons, de succulents poissons. Avez-vous vraiment envie d’habiter un quartier où vos voisins font partie de votre diète quotidienne. Avez-vous vraiment envie de saluer votre voisin saumon, de manière hypocrite, lorsqu’en fait vous ne pensez qu’à le tuer, pour ensuite le dévorer? Je ne crois pas… et si vous répondez par l’affirmative, vous êtes un dangereux psychopate. Sachez que je vous juge sévèrement.

3. Le respect du proverbe.

« People who live in glass houses shouldn’t throw stones. » C’est du latin, je n’ai aucune idée de ce que ça veut dire, mais je sais que ça parle de ne pas lancer des roches si vous habitez une maison de verre. De quoi sont fait les aquariums? DE VERRE! Donc, si vous habitez un aquarium, interdiction formelle de lancer des roches. Avez-vous déjà lancé une roche? C’est cool en tabernacle! Tu te promènes sur un ptit chemin de campagne, tu vois une grosse crisse de roche, tu la ramasses et tu la garroches sur un poteau! Bon, tu rates le poteau de 5 mètres, mais ça reste cool en sacrament! Êtes-vous vraiment prêt à abandonner tout ça juste pour pouvoir habiter dans un stupide aquarium? Non? C’est bien ce que je pensais.

Et voilà, trois arguments, et c’est tout l’édifice qui s’écroule. N’habitez pas dans un aquarium, c’est stupide, et s’il y a bien une chose dans laquelle je suis expert c’est la stupidité.

Peace. Love. Unity. Respect and Fuck Les Aquariums.

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