Archives de Catégorie: Essai

Quelques réflexions sur la culture

Ce matin, je me suis installé à mon laptop avec le but avoué de trouer le cul de la culture. Il était temps, selon le Moi d’il y a quinze minutes, de déplorer haut et fort l’absence de diversité dans le pesant monolithe de la culture actuelle. Mais comment critiquer la culture sans en absorber au préalable une forte dose, d’où procrastination et remise à plus tard de l’écriture du texte en faveur de l’activité beaucoup moins exigeante consistant à faire le tour de mon blogroll. Lors de cette palpitante aventure internetofantasmagoriquoludique — je semble apprécier les néologismes en ce jour d’hui — je suis tombé sur un essai de Buzz Bissinger pour le magazine GQ. Dans son texte, l’auteur de “ Friday Night Lights ” confesse sa dépendance au shopping, et plus particulièrement son penchant compulsif pour l’achat de vêtements griffés. Le dude ne niaise pas, ayant flobbé plus de 500 000 bâtonnets en trois ans sur des jackets Gucci et des jeans 7 For All Mankind. Après avoir décrit en détail ses achats, il élabore une belle construction mentale décrivant comment son amour du cuir d’autruche et des vêtements moulants est lié à ses appétits sexuels déviants, combinaison qui génère les pulsions le transformant en frétillant toxico quand vient le temps d’acheter des fringues. Je sais.

Après ma jalousie initiale envers la relation big bank/little bank qu’entretient le portefeuille de Bissinger avec le mien, je me suis mis à réfléchir à l’angle “ junkie ” du texte et à ma propre relation tordue avec la culture. (Par culture, j’entends principalement la musique, la mode et les livres, avec un petit détour par les arts visuels; soit les domaines de la culture qui m’intéresse principalement). Comme je le mentionne en début de texte, mon beef principal avec les artistes contemporains se trouve dans ma perception d’un manque total d’innovations, dans cette impression d’être soumis à un perpétuel recyclage d’images anciennes. Prenons par exemple l’omniprésence du néo gothisme à travers tous les genres musicaux. Des rappeurs de Raider Klan, en passant par la mouvance électro witch house, et en incluant bien sûr presque tous les groupes de métal/goth/industriel on constate la même fascination pour le noir, les croix, les squelettes et les pentagrammes : mêmes vêtements, mêmes concepts de clips, même esthétique visuelle. Un c’est bien, deux c’est mieux… mais 654 ça gosse! Le baroque aussi c’était cool.
Même chose en ce qui à trait au recyclage culturel; quand j’ai vu les premiers Seapunk attifé en ravers des années 90 ça m’a rappelé mon adolescence, mais, une fois l’amusement initial passé, je me suis rapidement dit qu’ils pourraient chercher à innover un peu, plutôt que d’imiter bêtement.
J’en suis au point où une extrême lassitude m’enveloppe quand vient le temps d’appuyer sur le bouton play d’un clip YouTube ou d’un player SoundCloud. Je sais que ce que je verrai et entendrai, même si c’est excellent, ne me procurera que très rarement cet effet de surprise qui constitue la plus-value de toute oeuvre réellement transcendante. Comme le junkie, je recherche toujours la sensation de premières fois : l’émotion ressentie lors de la première écoute de “ Ice Cream ” de Raekwon, la façon dont la première lecture d’Hypérion de Dan Simmons a irrévocablement modifié la plastique de mon réseau neuronal, et, plus récemment (genre 2007-2008 #EarlyAdopterBrag), l’impression de renaissance offerte par le Dubstep, que je considère être le dernier courant vraiment novateur des années récentes (tout en étant conscient qu’il est le fruit d’un long processus évolutif débuté par le jungle). Malheureusement, ce filon digne du Klondike a été exploité tout aussi rapidement que les autres; on en a constaté l’épuisement avec la sortie du single “ Hold it Against Me ” de Britney Spears et le rayonnement planétaire de Skrillex.

Ce constat s’applique aussi au monde littéraire. Pour chaque “ Brief and Wondrous Life of Oscar Wao ” on a trois “ Cloud Atlas ” ou “ The Surrendered ”, des bouquins qui utilisent le procédé des destins croisés pour faire avancer leur trame narrative. Loin de moi l’idée de critiquer “ Cloud Atlas ” ou “ The Surrendered ” en terme qualitatif, ce sont de grands livres, dignes de l’intérêt marqué qu’ils suscitent. Toutefois, je n’ai pu m’empêcher de ressentir un sentiment de déjà-vu (déjà lu) lorsque j’en eu terminé la lecture. Et je tiens à réitérer que j’en ai moins contre la qualité de la production culturelle actuelle qu’après son homogénéité. Internet n’était-il pas supposé constituer la terre promise de l’hyper diversification culturelle? Il s’avère plutôt que, dès qu’une idée moindrement novatrice fait surface sur la Toile, une meute de charognards affamés se jette dessus et s’empresse d’en tirer la moindre goutte de jus (voir : Dubstep). N’étant pas cinéphile, je m’abstiendrai d’une critique in extenso du 7e art, à part pour écrire : “ Un reboot de Spider-Man dix ans après la sortie du premier film, vraiment?!? ” La charogne n’attend même plus que la victime soit bien morte avant de l’entamer…

Voilà donc une brève explication — non exhaustive — de mes griefs envers les créateurs d’aujourd’hui. Ce que le texte de Bissinger m’a fait réalisé, de manière indirecte, c’est que ces griefs — bien que réels et démontrables — sont peut-être, chez moi, exacerbés par le fait que je consomme la culture de manière compulsive… un peu comme un junkie! Je télécharge de la nouvelle musique tous les jours, je lis plusieurs bouquins par mois, je scrute à la loupe les blogues de mode et les sites de streetstyle, j’écoute de nombreux podcasts, j’écouterais même des films si je ne souffrais pas d’un déficit d’attention causé par l’ingestion boulimique de culture! Je suis donc conscient que l’hyper consommation mène — presque par défaut — à l’acquisition d’une mentalité blasée par rapport à l’objet de la compulsion (Blahzay Blah! Insertion réussie de l’obscure référence hip-hop des années 90 visant à établir ma street crédibilité).

Et puis, coup de tonnerre! Cette citation vient tout changer : «  Everyone else is locked in; studies show mass users locked in reverse and concentric learning patterns, seeking only the familiar — even (perhaps especially) if novelty is their version of the same old thing « . (L’hyperlien amène à la page d’Edge.org, le texte cité est celui de Matthew Ritchie, c’est le dernier texte au bas de la page).

Ce passage décrit les habitudes de navigation de la majorité des utilisateurs d’Internet, et il décrit surtout très bien les miennes. J’ai écrit un peu plus haut qu’  » Internet n’[est]-il pas supposé constituer la terre promise de l’hyper diversification culturelle?  » À la lecture de la citation de Matthew Ritchie je découvre, qu’en plus des mes penchants boulimiques, la façon dont j’utilise la Toile est peut être aussi à blâmer. En effet, je fréquente les mêmes sites et blogues tous les jours, modifiant peu (ou proutte! quelle succulente boutade) mes habitudes de consommation culturelles. 90% de ce que j’écoute provient d’environ trois ou quatre blogues, qui, de plus, se cannibalisent entre eux. Force est donc d’admettre que je porte ma part de responsabilité dans la situation que je déplore. Le problème ne provient pas du fait que je consomme trop, il émane du fait que je consomme mal, comme un crackhead qui s’approvisionne à un dealer de merde. La Toile, lorsqu’on l’utilise à son plein potentiel offre réellement l’hyper diversification, il me suffit d’y être plus aventureux.

J’en tire donc trois conclusions distinctes, une qui s’applique aux acteurs de la culture d’aujourd’hui et deux qui me concernent plus spécifiquement.

Premièrement, je me demande si l’accessibilité à l’information dont jouit la jeune génération n’engendre pas une certaine perversion de leur devoir de mémoire, si elle ne déresponsabilise pas de manière insidieuse les créateurs d’aujourd’hui, qui se reconnaissent le droit de piller de manière éhontée l’immense banque d’archives que constitue la Toile. Ce faisant, ils produisent quelque chose qui ressemble à s’y méprendre au matériel source, tout en étant dénué de ce je-ne-sais-quoi qui en constitue l’âme. Je vous renvoie encore une fois aux Seapunks, qui glorifient le mouvement rave des années 90 sans pouvoir comprendre le sentiment de totale liberté qui nous habitait, nous les participants actifs de ce mouvement, pendant que nous nous déhanchions dans les entrepôts de Ville Saint-Laurent. Je sais que je sonne comme un vieux grognon en disant cela, mais je trouve surtout cela triste pour eux : ils laissent passer la chance de bâtir leur propre univers ludique, d’établir leurs propres codes culturels.

Deuxième conclusion, qui concerne cette fois ma dépendance à la culture. J’ai décidé qu’à défaut de me défaire de ma dépendance, je vais la maximiser. Je consommerai toujours autant, tout en m’obligeant à utiliser l’Internet à son plein potentiel, à visiter un nouveau site/blog/whatever par jour, à écouter des styles musicaux que j’ai l’habitude de négliger, à lire un peu moins de littérature américaine et un peu plus de littérature mongole. Il n’y a aucun mal à être junkie de la culture, et ce qui constituait surtout un angle intéressant pour mon texte — oh, le pauvre junkie culturel! — s’avère être un postulat de base erroné.

D’où découle le troisième et ultime constat, qui se trouve dans le fait qu’une réalité perçue — lorsque l’on prend le temps de la décortiquer, et je dirais même de la déconstruire — s’avère souvent totalement différente du paradigme dont elle émane. Je trouvais très jolie la métaphore de la dépendance, mais après mûre réflexion elle ne tient pas la route. Le problème n’est pas la quantité de culture que je consomme, mais plutôt la façon dont je la consomme. Je suis donc bien content de m’être assis devant mon laptop avec le but avoué de trouer le cul de la culture. Ça m’a permis de me connaître un peu mieux, et d’optimiser mes habitudes. En d’autres mots, il ne suffisait que d’y réfléchir un peu… Dumb Dumb!

Publicités
Tagué , , , , , , ,

Le matin (Extended mix)

Je me lève et me rends aux toilettes, pour faire ma besogne. Personne ne me regarde, car je ne suis pas roi, sauf du côté de ma mère où je suis Roy. Je tourne les robinets de la douche qui, comme toujours lorsque j’y entre, est trop chaude. Je peste. Je peste beaucoup, souvent, je suis de type « frufru » pour rien. Je sors de la douche, me cure les oreilles et applique une généreuse couche de déodorant. Je suis propre. Les gens l’apprécient et m’en sont reconnaissants. Le sentiment est réciproque, j’aime quand vous ne puez pas. Harmonie.

Je m’habille, négligemment si je travaille, obsessivement si je ne travaille pas. Aujourd’hui, je ne travaille pas. Hosanna! Si c’était un “Roman dont vous êtes le héros”, vous auriez le choix, peut-être préfériez-vous que je travaille. Mais, je ne suis pas un héros, loin de là, donc je ne travaille pas.
J’ouvre la télé. J’ai besoin d’un fond sonore, d’un apport média. Je suis, produit de l’époque, esclave de l’Information. Je supporte très mal le silence, l’absence de stimulus sensoriels. Ce constat me déprime un peu. J’aimerais être maître de mon esprit, le forcer à se soumettre à ma volonté, mais livré à lui-même il m’amène trop facilement en territoire hostile. Je m’allie donc à l’Information, elle est ma diversion : la troisième force chaotique qui s’ingère dans l’incessante lutte qui oppose mon “Ça” à mon “Surmoi”.

Je prépare mon petit déjeuner tout en écoutant d’une oreille distraite le présentateur télé qui récapitule les matchs de hockey de la veille. Je mange des toasts au beurre d’arachide avec un bol de raisins. C’est ce que je mange tous les matins. J’aurais fait un excellent citoyen spartiate. J’ai besoin d’une discipline rigide, d’une poigne de fer. Une trentaine d’années se sont écoulées avant que cette constatation toute simple ne s’impose; jusqu’à l’âge de trente ans, j’ai vécu comme un barbare, sans structure, me laissant guider par mes impulsions. Ce n’aurait pas été grave si ces impulsions n’étaient pas, pour la plupart, auto-destructrices. Mes instincts m’ont gonflé, littéralement, je suis devenu un gros “patapouf” gavé de nourriture, d’alcool et de drogues. Fun times…

Parlant de Sparte et de discipline de fer, j’ai lu (extraction petite-bourgeoise oblige) le Manifeste du Parti communiste. Donc, lorsqu’on me demande ce que je fais dans la vie, j’aime bien dire que je suis prolétaire; moyen facile de me donner l’illusion de participer à l’Histoire, n’en déplaise à Francis Fukuyama. J’ai aussi lu Bukowski, mais, contrairement à lui, j’aurais beaucoup de difficulté à dépeindre mon minable boulot comme un enfer miniature juste bon à broyer le coeur d’un homme pour ensuite le recracher sur l’autel sanglant du capitalisme. Mon travail n’est qu’une forme d’état d’animation suspendue : je pénètre, cinq fois par semaine, une bulle anentropique où le temps ne s’écoule pas réellement. Un écouteur dans l’oreille, je vaque à mes tâches tout en me laissant bercer par le doux babil des commentateurs sportifs déclamant leurs pronunciamientos débiles sur les podcasts que je consomme de manière boulimique. Rien de plus agréable que de ne pas avoir à penser.

“Elle existe encore Laure Waridel ou elle est retournée à sa vie d’antan au Royaume des Dryades Elfiques, en la forêt de Beleriand?” C’est le genre de réflexion que j’aime me faire lorsque j’accepte de me prêter au jeu de ma cervelle et de l’utiliser. Le constat est horrible, mais je pense, je dirais le tiers du temps, sous forme de tweet. Le bidule du birdy a reconfiguré mes connexions synaptiques afin qu’elles produisent un statement efficace en moins de 140 caractères, format oblige! Je vérifie l’efficacité de mes énoncés au nombre de retweets et d’étoiles qu’ils obtiennent. J’ai ceci en commun avec l’écolier que j’étais de collectionner les étoiles. La maîtresse est ici remplacée par mes précieux “followers” : fidèle armée de juges sur qui repose une part trop grande de la construction de mon estime personnelle. Folle farandole sociale.

Je constate que nous sommes maintenant tous notre propre brand : conséquence pernicieuse de l’omniprésence des réseaux sociaux, où l’individu est amené à projeter sa personnalité de la façon la plus attrayante qui soit. Certains ne se soucient pas du tout de l’image de leur marque, d’autres (‘sup!) s’en soucient un peu trop. Cette façon de voir la vie démontre à quel point nous avons intégré les diktats du monde capitaliste. Ma personnalité est un produit que j’offre aux gens; répondant ainsi à une demande qu’ils n’ont pas nécessairement formulé de manière consciente, mais qui existe tout de même.

Pour certains, ce constat est l’aboutissement de l’horreur humaine. Ma réaction est plus ambigüe, probablement parce que je participe de manière active et consentante à l’état actuel des choses. Dans la recherche d’un grand destin, l’Eldorado illusoire des médias sociaux est foutrement efficace. Il offre un auditoire captif et transforme la banalité de la vie quotidienne en saga relatée tous les jours sur la Toile. La classe moyenne met en scène son histoire : un immense scrapbook de vies, qui luttent contre la banalité du quotidien en en partageant les plus futiles détails. Historien de formation, je n’envie point ceux qui auront à tirer un sens de ce gigantesque matériau brut. (Et j’espère qu’ils aiment les photos de chats. Lol.)

Tagué , , , ,

Sauf une fois, au chalet…

J’aime pas trop les thèmes quand j’écris; ils me donnent l’impression d’être enfermé dans une petite prison conceptuelle. Je préfère écrire une première phrase, souvent l’idée qui me traverse l’esprit à l’instant où j’ouvre la page : je la laisse me guider, j’lui cours après un peu comme les lévriers au champ de courses qui tente d’attraper le lapin mécanique. Je ne sais pas si c’est une bonne chose, ça fait en sorte que j’écris beaucoup à la première personne, me conformant sans l’vouloir à l’air du temps. Le énième témoignage d’un esprit narcissique incapable de comprendre que ses tribulations ne soient pas universellement acclamées comme “fucking intéressantes, dude!”

Le pire dans tout ça c’est que je ne “tribule” plus fort, fort. Mes années de sorties constantes, de drogues, de soirées endiablées sont derrière moi. Encore une fois rien de bien original, un trentenaire qui s’assagit : raconte-nous, tonton Pilon! Raconte-nous comment t’aimes mieux aller dans des soupers entre amis avec une bonne bouteille de vin et un cheddar à la Guiness. (Putain, tu vises le bourgeois!) Raconte-nous comment t’as commencé le jogging, comment t’essaies de mieux manger, comment tu cotises à tes REER en espérant, un jour, te permettre un condo hors de prix aux abords du parc Laurier. Raconte-nous!

Heureusement, y’a l’autodérision, efficace petit mécanisme d’autodéfense qui me permet d’utiliser l’humour pour camoufler les failles ou plutôt les similitudes qui nous affligent tous. J’ai beaucoup de misère à appartenir à l’ensemble. Encore la faute de Narcisse, ce couillon! J’aimerais évoluer dans la marge… j’y parviens un peu, je crois. Je ne veux pas d’enfant et, même en 2012, cette affirmation est souvent accueillie par une expression d’incrédulité. Comment puis-je ne pas vouloir un ces magnifiques chérubins gazouillants?!? Euh bien, primo, ils coûtent cher les bambins et mes New Balance 574, même s’ils ne parlent pas provoquent chez moi, quand je les caresse, un fort sentiment paternel. À environ 120$ la paire par contre ils ne me laissent pas beaucoup de blé pour un ti-gars ou une tite-fille. Dégoûtant matérialisme? Oui! Tu veux que je te dise quoi? Que je mente, que je nie ce que je suis foncièrement? Non merci. C’est un moyen d’évoluer dans la marge… un peu, je crois, que d’êtres totalement honnêtes envers soi-même! Que d’accepter ses défauts, les “laideurs” qui, qu’on le veuille ou non, nous habitent tous. Je préfère être laid qu’être menteur : choix de vie.

Connais-toi toi-même : paroles d’un homme beaucoup plus sage que moi. (Google m’apprend que c’est de Socrate. Grèce antique stand up, yo!) Mes maigres aptitudes intellectuelles me permettent par contre de comprendre le sens de la maxime et de l’appliquer. Ça m’amène parfois dans des cavernes intérieures pas très jolies, des cavernes où grouillent des ptites bébittes gluantes. J’peux pas dire que j’aime les regarder, mais bon, je sais qu’elles y sont et je sais ce qu’elles sont. De savoir qu’elles sont là me rassure, j’y vais quand je veux; elles ne me surprennent pas au moment inopportun, ne s’expriment pas d’elles-mêmes… sauf une fois au chalet. (LOL)

Tagué , , , ,